Quand on parle de montagnes à Essaouira, le massif d’Amsitten se hisse souvent en premier plan. Cet imposant massif s’étend sur environ 30 kilomètres, point le plus haut de la région à 912 mètres. Ne vous surprenez pas si vous êtes un peu essoufflé à mi-chemin.
L’itinéraire commence généralement au village de Smimou, à 45 km au sud d’Essaouira. La montée est rude, mais les paysages varient : forêts de thuya, d’arganier, de caroubier, de chêne, et de genévrier — étendues d’armoise, délavages d’origan et de thym, les plantes aux mille vertus aromatiques et médicinales, exploitées avec savoir depuis des générations.
Le mont Amsitten est un exemple typique de l’écosystème montagnard de la région, alliant une riche diversité végétale à un climat semi-aride à semi-humide.
À son sommet se dressent les vestiges d’une ancienne mosquée, dont la date de construction exacte demeure inconnue. Les habitants pensent qu’elle servait de halte aux caravanes commerciales se rendant à Marrakech, au Sahara ou à Tombouctou.
Au sommet du mont Hassan, un garde forestier nous attend pour une pause. Il nous offre un thé au miel pur, produit du terroir, extrait par ses propres soins. Une pause, des forces qui reviennent.
Au retour, en descendant vers les salines de Smimou — l’un des points forts du voyage — les eaux des citernes scintillent et passent progressivement des teintes terreuses au blanc pur du sel. Les arganiers et les rochers, autour, forment un mur naturel.
L’histoire du sel dans la région, sa relation avec l’homme et le lieu, ressemble à un conte des mille et une nuits — raconté lentement dans une grotte, autour d’une cérémonie de thé et d’un tajine préparé sur feu doux.
Pour en savoir plus, lisez L’histoire du sel dans notre section Territoire.